
Série photographique · Street photography
Comme sur des roulettes
Fauteuils roulants, caddies, déambulateurs et chariots transportent les corps, les biens et parfois une vie entière. Comme sur des roulettes observe celles et ceux dont le déplacement, l’autonomie ou la survie dépendent de ces roues qui les accompagnent dans l’espace public.
À propos de la série
Une vie portée par quelques roues
L’idée de cette série est née dans le prolongement de Jeux de mains. Sur le parvis de la gare Montparnasse, un homme se tenait la tête entre les mains. Ses vêtements encore blancs et propres laissaient penser qu’il venait de tomber dans la rue. À côté de lui trônait un caddie contenant désormais tout ce qui lui restait : sa vie entière déplacée sur quelques roues.
Cette première image a ouvert un territoire plus vaste. Le fauteuil roulant, le caddie, le déambulateur ou le chariot ne sont jamais ici de simples accessoires. Ils deviennent tour à tour moyen de déplacement, soutien, abri, espace domestique ou ultime territoire personnel. La série rapproche des réalités différentes — handicap, pauvreté, solitude, perte d’autonomie — sans chercher à les confondre, mais en observant ce qu’elles révèlent de notre manière d’occuper la ville et du regard que la société porte sur les plus fragiles.
La série
Une sélection construite comme une progression, des formes les plus brutales de l’exclusion vers des images où apparaissent davantage la présence de l’autre, l’entraide et la possibilité d’une relation. Les roues demeurent le fil conducteur visible d’existences qui continuent malgré les obstacles.
Quelques roues suffisent parfois à transporter un corps, une maison, des souvenirs et tout ce qu’il reste d’une vie.
Le travail
Comme sur des roulettes prolonge le regard porté dans Jeux de mains sur les gestes et les signes capables de raconter une existence. Le travail s’est progressivement déplacé vers les objets qui soutiennent les corps et accompagnent les vies fragilisées. Certaines images montrent l’isolement ou l’indifférence ; d’autres font apparaître une main tendue, une conversation, un chien fidèle ou une attention discrète. La série ne cherche pas à réduire les personnes photographiées à leur situation, mais à rendre visibles leur présence, leur dignité et la complexité de leur rapport au monde.
Tirages d’art
La qualité Hahnemühle
Chaque photographie présentée sur ce site peut faire l’objet d’un tirage d’art, signé et numéroté. Les éditions, tous formats confondus, sont limitées selon l’image à 4 à 30 exemplaires. J’apporte le plus grand soin au choix du papier : la série présentée ci-dessus est imprimée avec des encres pigmentaires exclusivement sur papier FineArt baryté Hahnemühle, par un laboratoire certifié.
Éditions limitées
Formats, papiers, finitions et disponibilités peuvent varier d’une photographie à l’autre. Je vous renseigne directement sur le tirage de votre choix.