Règle des tiers et triangle d’or

La « fameuse » règle des tiers est utilisée, souvent, et un peu à toutes les sauces. Elle se prête généralement très bien à des cadrages assez simples, et il faut le reconnaître, même si c’est un peu caricatural, c’est bigrement efficace !

En revanche, si on sort des sentiers battus en terme de cadrage, notamment avec un cadrage de biais, cette règle n’est plus applicable en l’état. En effet, la règle des tiers permet généralement de donner des lignes d’ancrage du sol, de l’horizon, des points d’intérêts pour placer les personnages (…), mais qu’en est-il lorsque le sol est penché ?

En fait, si on y regarde bien, elle peut encore nous être d’un grand secours. Une fois de plus, elle peut nous donner des points de « tension », qui vont nous donner des repères pour placer les éléments forts de notre image. C’est tout particulièrement le cas avec les yeux des sujets présents, que ce soient des humains, des animaux, ou bien encore des insectes…

Et si on va plus loin dans l’étude de cadrages un peu plus sophistiqués que la seule règle des tiers, on voit apparaître des triangles qui peuvent se dessiner en partant des quatre coins de l’image… ces triangles sont appelés « triangles » d’or. On retrouve étonnamment ce triangle sur le Parthénon d’Athènes, et dans bien d’autres oeuvres architecturales ! Est-ce une coïncidence ?

Pas du tout, même si pour les puristes en mathématiques, c’est un léger abus de langage, car ces triangles ne vont pas être strictement identiques au triangle d’or selon les formats du capteur (24×36, APS-C…)

Mais laissons ces discussions trop théoriques de côté, retenons simplement le schéma facile à mémoriser, tel que présenté ici à droite. On voit assez clairement que le triangle de gauche nous a servi de base pour « poser » nos trois personnages sur le plus petit côté (côté « opposé » pour ceux qui se souviennent). Le plus grand côté (l’hypoténuse du coup), nous donnant la ligne dynamique pour que nos personnages tiennent debout. L’utilisation du triangle d’or à droite est moins évidente, mais on observera à minima la présence du point rouge sur l’oeil du toutou (Papache pour les intimes). Le dos et les pattes du chien ne sont pas loin de respecter la dynamique de ce triangle : le grand côté donne le sens du mouvement du chien, et le petit lui donne le sens de l’appui des pattes avant.

Comme presque toujours dans la photographie spontanée comme ici, sans pose et sans recadrage, on ne se situe pas dans l’exacte théorie et le respect strict des lignes, mais on s’en approche.

Je vous laisse regarder l’image qui en résulte, et j’en profite pour parler un peu de mes stages pratiques.

Lors du stage « découverte », j’aborde des notions de base de cadrage, dont la règle des tiers. Après quelques semaines de pratique, une fois un peu « lâché » dans la nature, je préconise de passer à la vitesse supérieure avec le stage « débutant », qui traite de cet exercice et de nombreux autres en session 1 (la composition). J’y aborde également d’autres notions telles que le choix du sujet, le choix de la profondeur de champ… et d’autres choses qui ne paraissent pas évidentes au premier abord, mais pourtant très simples en pratique.

 

 

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