Le Garagiste d’Amboise

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Juillet 2000, lors d’une promenade, au hasard des rues d’Amboise, un bâtiment un peu délabré a attiré mon œil. Au fond, j’ai aperçu un vieux tacot qui m’a poussé à entrer voir de plus près.
Je n’y connais quasiment rien aux voitures, mais le charme d’un tel bazar organisé où se mêlaient trottinettes, panneaux de signalisation, enseignes de restaurants, calandres de Mercedes, taches d’huiles, auto-tamponneuses et autres, ne pouvait pas me laisser indifférent.
Grand adepte de la diapo pour ses couleurs vives, j’ai fait quelques prises de vues en fin d’après midi.
Le garagiste s’occupait de quelques clients qui avaient des soucis avec leurs tacots modernes, et sans le déranger, avec son consentement acquis du regard, j’ai fini ma pellicule.
Sorti de ce paradis, quelque chose me manquait… un terrible sentiment de travail inachevé m’a torturé l’esprit toute la soirée. Ce même sentiment m’a fait me lever aux aurores le lendemain matin, et prendre deux pelloches noir et blanc dans ma poche.
Quand j’ai retrouvé mon garagiste, il ne restait plus que lui et ses vieux tacots, les vrais, baignés d’une superbe lumière naturelle.

Dimanche 9 novembre 2014, je fais un peu de tri dans mes affaires : j’en profite pour faire agir la magie du numérique, et passe mes films dans un scan Rollei qui ne fait pas de miracles en termes de qualité, mais pourtant, quel plaisir de retrouver ces anciennes images avec ce gros coup de jeune ! Le plaisir est d’autant plus grand quand je découvre des images laissées de côté dans mon classeur à films noir et blanc, tout simplement parce qu’elles ne m’avaient pas plu à ce moment là. Je crois que j’ai bien fait de les garder pour vous les proposer aujourd’hui, d’autant que j’ai cru comprendre que ce magnifique endroit avait perdu de sa superbe !

Merci à M. Fernand Martin Dumagny qui m’a offert une de mes expériences photographiques les plus exaltantes.

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