
Une photographie peut être le reflet de l'âme dit-on !
Concept intéressant pour qui souhaite en savoir plus sur ce qu'est réellement l'âme. Certes, cela ne permet pas de la définir précisément, mais s'en approcher ou chercher à s'en approcher au travers de son reflet est une louable quête.
Mais de quelle âme parle-ton au fond : de celle du sujet, ou de celle du photographe ?
A mon sens, il s'agit des deux. Sans sujet, pas de photographe, et réciproquement. Alors une photo c'est probablement cela : la rencontre de deux âmes, un court instant au milieu de l'éternité.
Puisque certains d'entre vous se poseront peut-être des questions d'ordre moins philosophique, je vais prendre quelques lignes pour me présenter :
Je suis né le 12 mai 1968, période mouvementée s'il en est.
J'aime beaucoup ma ville natale, Metz, bien que je n'y vive pas. Dans cette ville, il y a tout ce que j'aime : de l'eau, de beaux parcs, de la verdure, et des fleurs, de l'architecture et surtout... des gens, tels ceux qu'il m'arrive de prendre au détour d'un de ces parcs où il fait bon flâner.
J'aime beaucoup également une de mes nombreuses villes d'adoption, Remiremont, et surtout les montagnes aux alentours.
Mais par dessus tout, comme tout breton qui se respecte, même si je n'ai pas vécu durablement dans cette région, je rêve d'y retourner, sentir le parfum de l'iode et des embruns, écouter le chant de la mer bercée de douces musiques celtes... et bien plus encore.
J'ai pris mes premières photos vers 11 ans et j'ai passé quelques heures au labo de développement de mon père qui faisait lui-même ses tirages en noir et blanc.
J'ai toujours été attiré par la photo sans pour autant réellement me passionner tout de suite.
Un jour précis dans ma vie a changé mon regard sur les choses et sur les gens, il y a environ 20 ans; un jour où j'ai côtoyé la mort de très près.
De ce jour, des choses que j'avais mises de côté, pour plus tard, pour un jour où "j'aurais plus de temps", sont revenues au premier plan.
La photographie en est, et je ne regretterai jamais de m'y être investi de la sorte.
En termes de formation, j'ai tout appris avec des livres, des revues et de la pratique.
J'ai longtemps été adepte de la diapositive, jusqu'à passer pour un dynosaure. Mais j'assume : il y a très peu de temps que les appareils réflex numériques permettent d'atteindre des qualités comparables à ce support, et aujourd'hui encore, il m'arrive de regretter ces films si particuliers permettant d'atteindre un grain inégalable à 25 ISO, et je n'ose vous parler de cibachrome (avis aux amateurs uniquement) !
Je reconnais toutefois que les avantages du numérique peuvent maintenant largement faire oublier ces quelques carences.
Dans notre société, tout va plus vite, alors on s'adapte. Trier des diapositives sur une table lumineuse n'est pas désagréable, mais bon, ce n'est pas ce que je préfère. La preuve : il me reste encore probablement plusieurs milliers de prises de vues à organiser, ranger... et si j'avais commencé à numériser une partie de ma photothèque pour des aspects pratiques, j'ai abandonné cette démarche faute de temps après environ 50000 photos numérisées.
Alors oui, le numérique est paradisiaque pour ces aspects !
Par contre, j'avoue ne pas être le moins du monde préoccuppé par la "faible" résolution du capteur de mes Konica Minolta 7D, viellissants au regard des appareils qu'on trouve actuellement sur le marché.
En effet, la course au méga-pixels me semble illusoire au regard de la faible probabilité d'utiliser un jour l'étendue de tels capteurs sur un support adapté (une photo format "abri bus" tirée à 4200 dpi ???)
Je suis très attaché à mes vieux objectifs directement descendus de mes vieux boîtiers argentiques Minolta 7xi et autres.
Pour tout dire, plus le temps passe, plus je suis attaché à mon simple 50mm car mon domaine de prédilection restant le portrait, je pense que cet objectif est encore ce que l'on fait de mieux et de moins cher pour cette catégorie de photos !
J'apprécie aussi mon 75-300 Sigma APO qui conserve un excellent rendu et me permet de prendre quelques instantanés où je n'obtiens l'accord des sujets qu'après la prise de vue !
Car en fait, j'adore les situations absurdes, celles où les gens se mettent sans s'en rendre compte : petits et grands sont logés à la même enseigne. Un contraste frappant entre l'arrière plan et la personne dans ce paysage, et hop, je déclenche ! Une sculpture en pleine rue, représentant un buste d'un homme chauve, et un homme chauve juste devant ayant une tronche similaire tout droit sortie du bronze... et hop, c'est dans la boîte !
Voilà en quelques mots ce que je peux dire.
C'est peu et beaucoup à la fois, car les plus belles images se passent généralement de commentaires : ces derniers apparaîssent naturellement dans vos yeux de spectateurs...
Un commentaire, une remarque, une question : pensez à mon livre d'or ainsi qu'à mon adresse mail en haut de chaque page !
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